Théodore Hersart de La Villemarqué

220px-Hersart_de_villemarqueThéodore Hersart de La Villemarqué est notamment connu comme auteur du Barzaz Breiz, recueil de chants populaires bretons. Il est né le 7 juillet 1815 à Quimperlé et mort le 8 décembre 1895 à Quimperlé. C’est un philologue français spécialiste de la culture bretonne. Il est étudiant au collège jésuite de Sainte-Anne d’Auray dès l’âge de dix ans puis aux petits séminaires de Guérande à partir de 1827 et de Nantes à partir de 1830. Il se présente à l’examen du baccalauréat devant la faculté des lettres de Rennes et obtient son diplôme le 30 octobre 1833. En 1834, il se rend à Paris, pour entrer à la faculté de droit. Toutefois, ayant lu The Myrvyrian Archaiology of Wales d’Edward Williams, il se tourne vers les études médiévales et bretonnes. Abandonnant le droit, il suit les cours de l’École des chartes, d’abord en auditeur libre, avant de s’inscrire en 1836. Dès cette même année, il commence la préparation du Barzaz Breiz. Dans ce cadre, il prend des cours de breton, langue dont il n’a alors qu’une connaissance imparfaite, auprès de l’abbé Jean-Guillaume Henry (1803-1880), futur relecteur et « correcteur » du recueil. A Paris, il publie à ses frais en août 1839 le Barzaz Breiz, chants populaires de la Bretagne qui lui donne à 24 ans un certain succès mondain et littéraire. À la même époque, en effet, Gérard de Nerval essaie de retrouver les chants populaires du Valois et George Sand ceux du Berry.

La Villemarqué appartient à un mouvement littéraire et culturel regroupant, dans les années 1840, « de jeunes aristocrates et bourgeois d’origine bretonne » qui vivent la plupart du temps à Paris, qui s’intéressent à la Bretagne avec une partie du clergé de Basse-Bretagne, sous la houlette de Mgr Graveran, évêque de Quimper et de Léon depuis 1840. La Villemarqué publie en 1850, une nouvelle édition du Dictionnaire français-breton de le Gonidec, augmenté et précédé d’un Essai sur l’avenir de la langue bretonne.

Cumulant les honneurs, il reçoit la Légion d’honneur le 6 mai 1846, avant d’être élu, le 21 mai 1858, membre libre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Considéré comme un des savants européens les plus éminents en matière de traditions populaires, il correspond avec ses pairs, parmi lesquels les frères Grimm.

Barzaz_Breiz,_huitième_éditionMalgré une polémique sur la retranscription
de certains chants populaires, qu’il aurait
arrangé à sa façon, son influence
posthume a été considérable en Bretagne
et à l’étranger. Le Barzaz Breiz est étudié
en tant qu’œuvre littéraire dans les
universités bretonnes
et inscrit régulièrement
aux programmes de licence
ou CAPES de breton.

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