Pierre-Jakez Hélias

Pierre-Jakez-HeliazPierre-Jakez Hélias, en breton Per-Jakez Helias, pour l’état-civil Pierre-Jacques Hélias, est un journaliste, homme de lettres et folkloriste de langues bretonne et française, né le 17 février 1914 à Pouldreuzic (Finistère) et mort le 13 août 1995 à Quimper.
Il est particulièrement connu pour son livre Le Cheval d’orgueil, écrit à la demande de Jean Malaurie (ethno-historien) et publié en 1975, adapté au cinéma par Claude Chabrol en 1980.

Pierre-Jakez Hélias est issu d’une famille de paysans pauvres du Pays Bigouden. Pierre-Jakez passe son enfance dans un milieu bretonnant : le français, langue de l’école et de l’état civil, n’est pas utilisé dans la vie courante. Il ne commence à l’apprendre qu’en entrant à l’école primaire publique. Sans renier sa langue maternelle, il se prend d’affection pour cette nouvelle langue. Il a des oncles qui vivent à Rennes et à Paris. Pierre-Jakez fait un séjour à Paris chez l’un d’eux en 1926, et un autre en 1929. Il a d’excellents résultats scolaires et fait des études de lettres classiques à Quimper, puis à l’université de Rennes. Durant cette période, il rencontre notamment Max Jacob à Quimper et Louis Guilloux à Saint-Brieuc. Après son diplôme, il entre dans l’enseignement à la rentrée 1938. Durant la guerre, il est professeur à Rennes, puis à Fougères, où il participe à la résistance. Il a l’occasion de rencontrer Jean Vilar et Jean Guéhenno. En 1946, il est chargé, avec Pierre Trépos, de relancer les émissions de radio en langue bretonne, mission qu’il assumera jusqu’en 1960 à raison d’une émission d’une demi-heure par semaine, écrivant des sketches et des pièces de théâtre.

Cofondateur du festival de Cornouaille en 1948, il en est longtemps le conseiller et l’animateur.

La production littéraire de Pierre-Jakez Hélias fut d’abord théâtrale jusqu’aux années 1960 (farces radiophoniques dans l’après guerre ; pièces symbolistes fondées sur de légendaires figures bigoudènes, comme Planedenn Gralon meur—Le jeu de Gradlon, 1950 ; pièces véristes situées dans le quotidien paysan comme Ar Mevel bras—Le Grand Valet, 1960). Puis Pierre-Jakez Hélias publia des œuvres poétiques jusqu’aux années 1980 (Maner kuz—Manoir secret, 1964 ; Ar Mên du—La Pierre noire, 1974 ; An Tremen-buhez—Le Passe-vie, 1979, etc). Parallèlement à ces œuvres théâtrales puis poétiques, il publia des chroniques ethnographiques, dont le fameux Cheval d’Orgueil qui le rendit illustre en 1975. C’est à la fin de sa vie que Pierre-Jakez Hélias a publié cinq romans : L’Herbe d’or en 1982, La Colline des solitudes en 1984, Vent de soleil en 1988, La Nuit singulière en 1990, et enfin Le Diable à quatre en 1993.

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