Maxime Julien Émeriau de Beauverger

Maxime_Julien_Émeriau_de_BeauvergerMaxime Julien Émeriau de Beauverger, né à Carhaix (Finistère), en France, le 20 octobre 1762, mort à Toulon le 2 février 1845, est un officier de marine. Ayant commencé comme mousse dans la Marine royale française il fait une brillante carrière qui le mène, sous la Révolution, puis sous l’Empire, au grade d’amiral et à la Pairie de France. Son père, un petit noble breton était receveur des devoirs de campagne au département de Carhaix et sa mère, Suzanne Pourcelet, était la fille d’un maire de Carhaix et la sœur d’un bailli du Roi et subdélégué de l’Intendance de la Province.

Maxime Julien Émeriau de Beauverger commençe sa carrière à moins de treize ans dans la Marine royale comme volontaire en septembre 1775 sur le transport malouin, la Silphe. En août 1778, il sert ensuite sur le vaisseau L’Intrépide au sein de la flotte du comte d’Orvilliers et participe à la bataille d’Ouessant en 1778. Il passe ensuite comme enseigne de vaisseau deux ans sur le vaisseau le Diadème au sein de l’escadre aux ordres de l’amiral d’Estaing et participe à toute la campagne d’Amérique : prise de la Grenade en juillet 1779 où il est blessé, puis au opération de Savannah lors de laquelle il est de nouveau blessé, cette fois à l’œil. Il sert sous La Motte Picquet au combat de la baie du Fort-Royal, à la Martinique (1781). Nommé lieutenant de frégate à 19 ans, il fait la campagne sous le comte de Grasse comme officier d’état-major, sur différents vaisseaux dont le Triomphant ; en avril 1782, il participe notamment aux combats de l’île Saint-Christophe ; il subit encore deux blessures lors de la bataille des Saintes.

Le Congrès des États-Unis lui confère, à dix-huit ans, la prestigieuse décoration de la croix de l’Ordre de Cincinnatus. À la paix, il navigue quelque temps comme capitaine au commerce sur la Marie-Hélène de Morlaix sur lequel il est second capitaine quand il va à Lisbonne et en revient, lors d’une campagne de 5 mois.

Commandant la corvette l’Embuscade à partir de septembre 1793, il est présent à Saint-Domingue au moment de la révolte des esclaves qu’il doit combattre à terre à plusieurs reprises. La ville de Cap Français (Saint Domingue/Haïti) ayant été incendiée, il convoie les réfugiés vers New-York. Il y supervise l’achat de 50 000 barils de farine de blé et autres denrées, alors que la France est menacée par la famine. Son vaisseau participe à l’escorte du grand convoi de 400 navires de commerce d’Amérique jusqu’à Brest sous les ordres du contre-amiral Van Stabel. fin 1803, préfet maritime de la 6e région maritime, à Toulon.

Dans les premiers mois de 1812, Napoléon le fait venir à Paris pour, officiellement, participer à un conseil de guerre ; en fait l’Empereur fatigué de Denis Decrès veut sonder Émeriau comme possible successeur du ministre. Toutefois, probablement jugé trop indépendant et trop peu courtisan, il ne sera pas retenu et reprendra son commandement à Toulon en avril 1812

Le nom de EMERIAU est gravé au côté Sud (21e colonne) de l’arc de triomphe de l’Étoile, à Paris.

La rue Émeriau est une rue du 15e arrondissement de Paris.

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