L’abbé François Cadic

cadicL’abbé François Cadic, est un écrivain et folkloriste breton, né le 29 septembre 1864 à Noyal-Pontivy (Morbihan) et mort le 27 juillet 1929 à Saint-Jean-Brévelay (Morbihan).

François Cadic est le onzième et dernier enfant d’une famille de cultivateurs enracinée dans le pays de Noyal-Pontivy. Sa famille a également été mêlée aux événements de la période révolutionnaire. Un grand-oncle de François Cadic, l’abbé Jean Le Bihan a recueilli des témoignages de chouans que François Cadic a utilisés pour son ouvrage Histoire populaire de la chouannerie. Il recueille aussi les chants populaires armoricains se rapportant à la Chouannerie. Ainsi naît l’ouvrage Chants de Chouans qui contient 34 pièces écrites en langue bretonne (dialecte vannetais) avec version française, dont douze seulement sont accompagnées de leur airs.

François Cadic entre au petit séminaire de Sainte-Anne-d’Auray en 1880. Diacre dans un collège de Blois, bachelier en théologie, il est ordonné prêtre en 1889. Il s’inscrit la même année à l’Institut catholique de Paris où il obtient en 1891 une licence d’histoire et suit en parallèle une première année de droit. De 1891 à 1893, il est élève-titulaire à l’École pratique des hautes études de Paris où il suit notamment l’enseignement d’Henri Gaidoz. Il enseigne l’histoire dans le collège de Jésuites de la rue de Madrid à Paris, puis occupe en 1897 la chaire d’histoire de l’Institut catholique de Paris laissée vacante par Paul Pisani.

Le jeune prêtre décide de s’engager et de se mettre au service des parias de la capitale que sont alors les Bretons. En mai 1897, il crée à Notre-Dame-des-Champs, La Paroisse Bretonne de Paris qui est déclarée officiellement à la préfecture en mai 1898. L’association comptera jusqu’à 40 000 personnes. Elle est centre de culte, foyer d’accueil et office de placement. En 1899, il fonde la revue du même nom qui apporte de nombreuses informations utiles aux Bretons de la capitale et comporte des légendes propres au pays de Vannes.

Il est journaliste dans l’âme et signe en 1899 et en 1900 quelques articles dans L’Ouest-Éclair, journal créé en 1899 par l’abbé Trochu. Mais c’est surtout dans le journal « La Paroisse Bretonne de Paris », qu’il crée en avril 1899, que son talent va s’exprimer. Il a écrit de nombreux ouvrages sur la Bretagne, rassemblant ses contes et légendes, et est considéré, à l’image de Luzel, comme un des meilleurs collecteurs de la tradition orale de Basse-Bretagne, recueillant plus de 200 contes et légendes et 150 chansons.

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