Jean Moign

moignJean Moign fonde le Théâtre populaire de Bretagne au début des années 1960. Sa troupe théâtrale joue aussi bien du théâtre d’inspiration « bretonne » que des spectacles à destination d’un public scolaire.

Jean Moign (1922-2014) est le frère de Pierre-Yves Moign compositeur, tous deux sont issus d’un milieu attentif à la « chose culturelle ». Il écrit des pièces de théâtre dès l’age de 12 ans. Il rentre en 1942 dans l’école de Charles Dullin. L’esprit de son enseignement sera d’ailleurs reconnaissable dans les mises en scène ultérieures de Jean Moign, sobriété, utilisation du mime, de même que son intérêt pour un véritable théâtre populaire.

Il incorpore dans les années 1940 une troupe belge qui écrit et monte des spectacles pour la jeunesse. À la fin de la guerre, il incorpore la troupe d’Étienne Decroux et jouera avec Marcel Marceau au Piccolo Teatro di Milano.

En 1948, il fait du cabaret à Paris avec son épouse Florence Luchaire, et cotoiera Georges Brassens, Patachou et Raymond Devos.

Au début des années 1960, il commence à s’intéresser à ses racines bretonnes et adapte des pièces bretonnes qui seront jouées dans de nombreux festivals de la région. Il crée à cet effet le Théâtre populaire de Bretagne. En 1963, Jean Moign adapte la pièce bretonne Gurvan de Tanguy Malmanche. Cette pièce, connue des bretonnants, est considérée comme injouable. C’est toutefois une gageure réussie, Dans les années 1970 et 1980, la troupe se produira dans toutes les villes de Bretagne, grandes ou moyennes, et présentera au public des lycées et collèges plus d’une vingtaine d’œuvres classiques comme Le Mariage de Figaro, L’Avare, Georges Dandin , Le Malade imaginaire ou Le Bourgeois gentilhomme, mais aussi des adaptations d’auteurs comme Jean de La Fontaine, Jacques Prévert, le Roman de Renart, Une histoire du théâtre, et ce qui sera un grand succès en 1979, Jules Verne ou le Triomphe de l’imagination.

Dans le domaine du théâtre breton, Jean Moign adapte en 1978 quelques chants du barzaz breizh de Hersart de la Villemarqué et ce spectacle sera produit dans de nombreux festivals dont le Festival de Cornouaille de Quimper.

Fort de ce succès, en 1980, le TPB monte une salle dans le quartier Montmartre : le Théâtre d’arts celtiques, 4 rue Constance, 75018, Paris. Mais cette tentative de salle de théâtre breton échouera, malgré plusieurs saisons et une demi-douzaine de créations.

En 1987, ce sera Lucrèce Borgia de Victor Hugo dans une scénographie de Isabelle Huchet. Le Théâtre populaire de Bretagne, dont le siège était à Saint-Brieuc, s’arrêtera vers cette époque.

 

 

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