Hôtel des invalides

invadides_bretonsDans la Cour d’honneur de l’Hôtel des Invalides (musée de l’armée), sur un des murs du premier étage, un hommage est rendu aux Bretons morts durant la Grande guerre par une plaque commémorative. Elle est sobrement ornée de rameaux de chêne et laurier en fruits, sur un riche fond de plumes de paon (l’oeil) que l’on retrouve dans les broderies des costumes bigoudens, et qui est l’emblème des sonneurs. Cette oeuvre est réalisée par Louis-Henri Nicot* en 1935.  Elle porte l’inscription suivante : les anciens combattants à leurs 240 000 morts. Signature en bas à droite.

 

http://www.musee-armee.fr/accueil.html

 

* Louis-Henri Nicot, né à Rennes le 12 février 1878 et décédé le 12 juillet 1944 est un sculpteur breton. Il est le fils de l’entrepreneur Henri Amédée Nicot et de Blanche Augustine Ardilouze. Il est élève à l’École régionale des beaux-arts de Rennes avant de devenir professeur à l’École des arts appliqués Olivier-de-Serres à Paris. Il est médaillé d’or au Salon des artistes français. Il décore le palais de justice de Reims, exécute le Monument aux morts de l’armée du Rhin du cimetière principal de Mayence.  Parmi ses œuvres on cite Evangéline (musée des beaux-arts de Rennes),  Annaïg Mam Goz du Faouët et de nombreuses céramiques bretonnes, dont Les Trois Commères, Le Léonard au Veau, La Marchande de Poulets, pour le compte du faïencier Henriot de Quimper. Il a aussi sculpté les bustes de l’amiral Guépratte et de Charles Le Goffic, ainsi que de nombreux monuments aux soldats morts pour la France, travaillant la pierre de Kersanton**.

 

** La pierre de Kersanton, ou kersantite, est une roche magmatique filonienne, de composition proche du granite qui présente un intérêt pour la sculpture, car elle allie la facilité à être sculptée à la résistance au temps et aux intempéries. La kersantite tire son nom du hameau de Kersanton situé à proximité de la rade de Brest, à environ 15 km au sud-est de la ville de Brest.

 

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