Félicité Robert de Lamennais

Lamennais_1957Hugues-Félicité Robert de Lamennais, par abréviation Féli Lamennais ou La Mennais, né le 19 juin 1782 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et mort le 27 février 1854 (à 71 ans) à Paris, est un prêtre français, écrivain, philosophe, homme d’église et homme politique. Il est un des trois enfants de Pierre-Louis Robert, sieur de La Menais, armateur et fils d’armateur à Saint-Malo, anobli, et de Gatienne Lorin, morte en 1787 lorsqu’il avait cinq ans, en sorte qu’il fut élevé chez un de ses oncles. Il est ordonné prêtre en 1876.

Ultramontain à ses débuts, plus papiste que le pape, Lamennais connait une évolution qui fait de lui un précurseur du catholicisme libéral, du catholicisme social, ainsi que de la démocratie chrétienne. Il fut une des personnalités intellectuelles les plus marquantes de la Restauration et de la monarchie de Juillet. Le premier volume de son Essai sur l’indifférence en matière de religion, ouvrage publié en 1817 est un immense succès de librairie. En 1821, il rencontre Victor Hugo. Ils entretiennent une correspondance pendant plusieurs années. En 1830, il fonde, avec Montalembert et Lacordaire, le journal l’Avenir, plaidant pour la liberté de l’enseignement et la séparation de l’Église et de l’État et réclamant la liberté de conscience, de presse et de religion. En 1833, il renonce à ses fonctions ecclésiastiques et publie l’année suivante Paroles d’un croyant qui est condamné par le pape Grégoire XVI et marque ses contemporains. En 1835, ses amis Fleury, Arago et Liszt l’amènent à rencontrer Marie d’Agoult et George Sand. En 1837, il publie le Livre du peuple, véritable livre de combat. Il se lie d’amitié avec le patriote canadien Louis-Joseph Papineau lors du voyage de celui-ci en France. Il continue de prendre le parti du peuple, et en 1841, après avoir attaqué le gouvernement royal, il est condamné à un an de prison. En 1848, il est élu député à l’Assemblée constituante de 1848, mais suite au coup d’État du 2 décembre. 1851, il se retire de la vie publique.

Il meurt le 27 février 1854 à Paris. Non réconcilié avec les autorités ecclésiastiques et conformément à ses dernières volontés, Lamennais est enterré civilement le 1er mars 1854 dans la fosse commune du cimetière du Père-Lachaise.

Timbre de 1957, dessiné et gravé par Charles Mazelin

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