Ernest Renan (75009)

ernest-renanJoseph Ernest Renan est un écrivain, philologue, philosophe et historien français. Il nait le 28 février 1823 à Tréguier au sein d’une famille de pêcheurs, et meurt le 2 octobre 1892 à Paris. Ernest Renan est considéré aujourd’hui comme un intellectuel de référence avec des textes célèbres comme Prière sur l’Acropole (1865) ou Qu’est-ce qu’une nation ? (1882). Dans ce discours, Renan s’efforce de distinguer race et nation, soutenant que, à la différence des races, les nations s’étaient formées sur la base d’une association volontaire d’individus avec un passé commun : ce qui constitue une nation, ce n’est pas parler la même langue, ni appartenir à un groupe ethnographique commun, c’est « avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore » dans l’avenir.

Renan était reconnu de son vivant, à la fois par les habitants de sa région trégorroise comme par toute la Bretagne, comme un grand intellectuel breton. Il parlait le breton dans sa jeunesse et n’en perdit pas l’usage. Son intérêt pour sa Bretagne natale a été également constant de L’Âme bretonne (1854) à son texte autobiographique Souvenirs d’enfance et de jeunesse (1883).

En 1840 il poursuit ses études de philosophie au séminaire d’Issy-les-Moulineaux. Il entre rempli de passion pour la scolastique. Parmi les philosophes Reid et Malebranche l’attirent tout de suite et, après eux, il se tourne vers Hegel, Kant et Herder. Ce n’est pas la philosophie mais la philologie qui finalement éveille le doute chez Renan. Ses études terminées à Issy, il entre au séminaire Saint-Sulpice pour étudier les textes bibliques avant de prendre les ordres et commencer à apprendre l’hébreu. Les certitudes de la physique et des sciences naturelles sont révélées à Renan en 1846 par le futur chimiste Marcellin Berthelot, alors âgé de dix-huit ans, et qui est son élève à la pension de M. Crouzet. Leur amitié se poursuivra jusqu’à la mort de Renan. Dans cette atmosphère favorable Renan continue ses recherches en philologie sémitique et, en 1847, il obtient le prix de Volney, une des principales récompenses décernées par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, pour le manuscrit de son « Histoire Générale des langues sémitiques ». En 1847, il est reçu premier à l’agrégation de philosophie et nommé professeur au lycée de Vendôme.

Ernest-Renan-busteEn 1856, il devient membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, tandis que, le 11 septembre 1856, il épouse Cornélie Henriette Scheffer, la fille du peintre Henry Scheffer qui est la nièce du peintre Ary Scheffer. Plusieurs portraits d’Ernest Renan sont conservés au Musée de la vie romantique, dans l’Hôtel Scheffer-Renan, 16 rue Chaptal, dans le 9e arrondissement, au cœur de la Nouvelle Athènes à Paris. Ils sont signés Henry Scheffer, René de Saint-Marceaux et Léopold Bernstamm. Les collections et les archives du musée évoquent également son épouse et leurs enfants Ary Renan (né en 1858) et Noémi (née en 1862) qui épouse de Jean Psichari.

 

Le 13 juin 1878, il est élu à l’Académie française, au fauteuil 29, en remplacement de Claude Bernard.

En 1883, il devient administrateur du Collège de France.

Il fut élevé au grade de grand-officier de la Légion d’honneur.

Ernest Renan meurt en 1892 après une maladie de quelques jours. Il est enterré au cimetière de Montmartre.

 

Crédit photo © mitafe « Buste en plâtre patiné d’Ernest Ronan » 

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